2001
 


Les renouvellements de l'observation dans les sciences contemporaines

ASTRONOMIE et ASTROPHYSIQUE

  20 juillet 2001: Images du ciel: la quête de la finesse
     
 

 

Conférencier :
Pierre LENA


Statut :
Pierre Léna est physicien. Il est membre de l’Académie des sciences depuis 1991 et travaille à l’Observatoire Paris-Meudon. Il est le représentant de la France au conseil de l’observatoire européen austral.
Parcours :
Entre 1981 et 1986 il a été conseiller au ministère de l’Éducation nationale, puis président de la société française de physique entre 1989 et 1990.  

 

format Real Audio
en 16kHz (7.03 Mo)

format MP3
en 16kHz (6.72 Mo)
la vidéo disponible sur le site de Canal-U
La conférence peut aussi être
téléchargée par séquence son:

séquence titre MP3 11kHz
0 présentation 229 ko
1 introduction 390 ko
2 les telescopes optiques 1.30 Mo
3 l'influence du diametre des telescopes 1.39 Mo
4 les problemes lies a l'atmosphere 944 ko
5 les applications de la_finesse_des_observations 1.19 Mo
6 les echelles d'observation et la recherche des planetes 1.05 Mo
7 conclusion 262 ko
8 questions 2.15 Mo

La conférence peut aussi être
téléchargée par séquence vidéo:

séquence titre RM
RA4: 8.0kHz
RV8:320x240
WMV/ASF
MPEG-4/44kHz
zippé
0 présentation 499 ko 1.00 Mo
1 introduction 849 ko 1.61 Mo
2 les_telescopes optiques 2.83 Mo 5.63 Mo
3 l'influence du diametre des telescopes 3.01 Mo 5.90 Mo
4 les problemes lies a l'atmosphere 2.00 Mo 3.94 Mo
5 les applications de la finesse des observations 2.60 Mo 5.28 Mo
6 les echelles d'observation et la recherche des planetes 2.31 Mo 4.67 Mo
7 conclusion 566 ko 1.14 Mo
8 questions 4.68 Mo 9.52 Mo

 

  D iscerner des taches à la surface du Soleil, des anneaux autour du disque de Saturne ou des satellites autour de Jupiter, résoudre en poudre de mille étoiles le sillon de la Voie lactée ou les taches laiteuses des nébuleuses, autant de révolutions du passé, qui furent dues au progrès des instruments astronomiques. Avec Galilée et ses successeurs, ces révolutions de l'observation fondèrent l'astronomie moderne, dont nous pouvons avec bonheur parcourir le spectaculaire livre d'images. Mais cette longue histoire n'est pas terminée et, en ce début de XXIème siècle, les défis rencontrés par l'observation fine des objets célestes ne sont pas minces. C'est en 1995 qu'est découverte la première planète extrasolaire, comparable à Jupiter, mais c'est aujourd'hui une cinquantaine de ces objets qui sont connus, en orbite autour d'étoiles proches du Soleil. En faire l'image et discerner un jour les détails de leur surface - continents, océans, volcans, voire traces de vie végétale-, n'est plus un rêve absurde. De la surface d'autres étoiles, avec ses taches, du cœur de galaxies ou bien de tant d'autres objets, les télescopes d'aujourd'hui et de demain vont donner des images plus riches encore que celles du télescope spatial Hubble. Qu'il s'agisse de son successeur le NGST, qui sera lancé en 2006, du très grand télescope européen VLT désormais opérationnel, de l'interféromètre ALMA qui couvrira une centaine de kilomètres carrés sur l'altiplano chilien ou de bien d'autres instruments, toutes les ressources de la physique, de la technologie, de l'informatique et de l'optique sont mobilisées pour affiner la vue des astronomes.
Car l'art de l'observation est celui de faire parler la lumière, d'extraire toute l'information qu'elle transporte. On dit souvent des images astronomiques qu'elles font rêver : nous tenterons de faire partager ce rêve, les réalités qu'il nous dévoile, mais aussi la pure beauté qui s'en dégage.