17 juin : Les fondements mathématiques
     
 

Conférencier :
Jean-Yves Girard


Directeur de recherches CNRS à Marseille, où je dirige l'équipe de Logique de la Programmation au sein de l'Institut de Mathématiques de Luminy (ci-devant Laboratoire de Mathématiques Discrètes) UPR 9016.

Diplômes :
Docteur et agrégé de mathématiques.

Biographie :
Né à Lyon en 1947
- 1992--- : Directeur de recherches CNRS à Marseille, y dirige l'équipe de Logique de la Programmation au sein de l'Institut de Mathématiques de Luminy (ci-devant Laboratoire de Mathématiques Discrètes) UPR 9016.
- 1991-1995 : Membre élu du Comité National (section 01).
- 1990-1992 : Directeur de recherches CNRS, à l'Université Paris VII, dans l'Equipe de Logique Mathématique (UA 753).
- 1989-1991 : conseiller scientifique auprès du projet FORMEL de l'INRIA, dirigé par Gérard Huet.
- 1983-1986 : Membre nommé du Comité National (section 03).
- 1981--- : Maître de recherches (DR2) au CNRS.
- 1973-1981 : Chargé de recherches au CNRS.
- 1971--- : Entre au CNRS.
- 1971-1992 : Professeur à Paris VII.
- 1966-1970 : Elève-Maître à l'ENS de St Cloud, Lyon, Montepellier.
- 1962-1965 : élève-maître à l'Ecole Normale d'Instituteurs de Lyon.

Spécialités :
Logique, informatique théorique, mathématiques.

Associations :
Membre correspondant de l'Académie des Sciences, et de l'Académie Européenne.

Prix :
- Prix Poncelet de l'Académie des Sciences (1990).
- Médaille d'Argent du CNRS (1983).

Publications :
Managing editor de la revue Annals of Pure & Applied Logic, membre du comité de rédaction de la revue allemande Archive for Mathematical Logic, et du comité de rédaction de la revue Mathematical Structures in Computer Science, Jean-Yves Girard est l'auteur de nombreux articles et textes de conférences dans des revues spécialisées, en langue anglo-saxonne. Il a écrit : Le théorème de Gödel et La machine de Turing au Seuil.

 
 
 

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  La " crise des fondements " s'ouvre en 1897 avec le paradoxe de Burali-Forti, une contradiction dans la toute jeune théorie des Ensembles. Parmi les solutions proposées, le " Programme de Hilbert " (~ 1925) accorde un rôle privilégié à la non-contradiction formelle. Le théorème d'incomplétude de Gödel (1931), qui réfute le programme de Hilbert, a fait le désespoir de tous ceux qui cherchaient une réponse définitive à leurs angoisses fondationnelles. Il a aussi gêné ceux qui cherchaient plus simplement à comprendre la nature des objets mathématiques. Ce n'est qu'avec le développement de l'informatique qu'ont pu se dégager de nouveaux axes de lecture, en rupture de plus en plus marquée avec le réductionnisme Hilbertien.