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Conférencier
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Bertrand
Barré |
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Professeur à l'Institut National des Sciences et Techniques
Nucléaires (INSTN), membre du Conseil Supérieur de la Recherche
et de la Technologie (CSRT), membre du Conseil Scientifique
et Technique d'EURATOM, ancien Gouverneur pour la France du
Centre Commun de Recherches de l'Union Européenne, et membre
de plusieurs Conseils scientifiques d'organismes de R&D européens.
Diplômes
:
Ingénieur
des Mines de Nancy, DEA en Physique du Solide.
Biographie
:
Né
le 29 décembre 1942 à Lyon.
- 1999--- : Directeur de la Recherche et du Développement
de la Compagnie générale des Matières Nucléaires, COGEMA.
- 1994-1999 : Direction des Réacteurs Nucléaires (DRN) du
Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA).
- Il a, notamment, travaillé pour le CEA en Grande Bretagne
(projet OCDE " Dragon ") et aux Etats-Unis (société General
Atomic), tenu pendant quatre ans le poste d'Attaché Nucléaire
auprès de l'Ambassade de France aux Etats-Unis, et passé deux
ans comme Directeur de l'Ingénierie dans la société TECHNICATOME,
filiale du CEA.
- 1967 : Entre au CEA.
Spécialités
:
A consacré l'essentiel de sa carrière au développement de
l'énergie nucléaire, en France et à l'étranger, alternant
les postes scientifiques et les fonctions d'encadrement.
Associations
:
Bertrand Barré a été Président de la Société Française d'Énergie
Nucléaire (SFEN), est présentement vice-président de la Société
Nucléaire Européenne (ENS) et membre du Comité français de
la Conférence Mondiale de l'énergie (WEC).
Publications
:
Il est l'auteur de très nombreux articles dans des revues
à comité de lecture, et d'actes de colloques.
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Pour écouter
les conférences, vous devez posséder le plug-in
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Pour
faire face à la croissance démographique et aux besoins criants
de développement du Tiers Monde, l'humanité va devoir accroître
encore une consommation d'énergie déjà sans commune mesure
avec celle des siècles passés, sans mettre pour autant en
péril son environnement.
Depuis
la découverte du feu, l'humanité a couvert ses besoins d'énergie
grâce au soleil, soit en utilisant plus ou moins directement
son flux instantané d'énergie (biomasse, hydraulique, énergie
des vents, aujourd'hui énergie photovoltaïque), soit en puisant
dans les ressources d'énergie solaire stockées par la planète
(charbon, pétrole et gaz naturel). Ce n'est que depuis moins
de cinquante ans qu'une énergie nouvelle, venue non plus de
notre soleil mais des lointaines supernovae, est venue enrichir
l'éventail des sources disponibles à l'humanité : l'énergie
nucléaire de fission.
Déjà
équivalente, après un démarrage extrêmement rapide, à toute
l'énergie hydraulique du monde, l'énergie nucléaire est aujourd'hui
en phase de quasi-stagnation, et se heurte dans de nombreux
pays à une opposition presque viscérale. L'énergie nucléaire
n'est, en somme, qu'une façon compliquée de faire bouillir
économiquement de grandes quantités d'eau, sans émettre de
gaz de combustion dans l'atmosphère. Comme toutes les formes
d'énergie, elle a des avantages spécifiques, des inconvénients
spécifiques, et des champs d'application plus ou moins privilégiés.
Et puisque nous aurons besoin de toutes les sources, y compris
de l'énergie nucléaire de fission, il faut en maîtriser les
inconvénients et tirer durablement parti de ses avantages,
là où ils sont le plus valorisables. C'est d'autant plus réalisable
qu'il s'agit d'une énergie jeune, qui dispose encore de grandes
marges de progrès.
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