29 août : Les rythmes et temps du savoir dans la formation
     
 

 

Conférencier :
Dominique Lecoq


Enseignant-Chercheur au Conservatoire national des Arts et métiers,
Il dirige le Centre d'étude et de recherche sur la communication appliquée et le management (CERCAM), associé à la Chaire de formation des adultes.
Psychanaliste.

Diplômes :
Docteur en Lettres.

Biographie :
Né en 1945.

Spécialités :
La transmission des savoirs dans les organisations et les systèmes de production.

Associations :
Membre du Comité international préparatoire des États Généraux de la Psychanalyse.

Publications :
Il a collaboré à plusieurs organes de la presse écrite (Le Monde diplomatique, le Magazine littéraire, etc.) ou parlée (RFI, France Culture, etc.) ou télévisée (FR3).
Outre une centaine d'articles publiés dans divers revues ou magazines français et étrangers : avec Jacques Derrida et alii, Pour Nelson Mandela, Éditions Gallimard, Paris, 1986. Traduit en cinq langues ; avec Jean-Luc Lory, Écrits d'ailleurs, Éditions de la MSH, Paris, 1987 ; (Direction)Transfert d'information et projet d'entreprise, ADBS Éditions, Paris, 1994 ; avec Hubert Curien, Benoît Mandelbrot, Alain Touraine, et alii, La formation supérieure des ingénieurs et cadres, Éditions Jean-Michel Place, Paris, 1995 ; La formation des tuteurs et maîtres d'apprentissage, CD-Rom + livre, Vuibert Magnard, Paris, 1996. Réédition en 1998 ; à paraître en fin 2000, Sur le concept inconfortable de formation.

 
 
 

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La formation se constitue d'un temps que l'on peut qualifier d'exceptionnel, en ce sens qu'il n'est pas régi par les seules règles ordinairement appliquées dans l'entreprise ou l'institution. Si, au-delà des vocables en vogue selon les circonstances (formation tout au long de la vie, construction des compétences, employabilité, etc.), la formation traite du malaise dans le champ du travail et des résistances, voire des inhibitions, que celui-ci provoque, elle les traite le plus souvent à son insu, c'est-à-dire d'une manière que l'on peut qualifier à la fois de nécessaire et de décevante. Aussi la contradiction de principe qui existe entre la logique institutionnelle - le rythme qu'elle impose dans la construction des savoirs - et l'émergence possible d'un sujet dans le temps construit par l'acte de formation sera-t-elle interrogée. Pour peu que la personne en situation de former soit avertie de la dimension inconsciente mais aussi managériale de son activité, alors la pratique formative, parce qu'elle reconnaît son rapport essentiel au non savoir, promeut un temps d'exception qui rompt avec l'indifférence des institutions à la question du sujet. À cette condition, un renouvellement de la pensée du réel peut advenir, un savoir nouveau être mis en oeuvre. Celui précisément qu'exigent les nouveaux modes d'organisation du travail, notamment quand ils fonctionnent en réseau.

En conclusion sera proposée une possible topologie du concept inconfortable de formation qui articulera les trois dimensions du sujet, de la fondation et de la souveraineté.