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Conférencier
:
Jean-Paul
Malrieu |
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Directeur de recherches (DRCE) au CNRS.
Diplômes
:
Ancien
élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm, thèse
de 3ème cycle sous la direction d'Alberte et Bernard Pullman.
Biographie
:
Né
en 1939.
- 1974 : Intègre l'équipe de Physique Quantique de Ph. Durand
à Toulouse, et bientôt directeur de ce laboratoire.
Spécialités
:
Questions méthodologiques en chimie quantique : développement
de méthodes nouvelles de résolution approchée de l'équation
de Schrödinger qui gouverne les populations électroniques
; états excités ; élaboration de méthodes et codes de calcul
; problème à N-corps quantique ; étude des matériaux présentant
des propriétés électroniques non triviales, où les électrons
ne vont plus par paires ; l'interface entre la chimie quantique
et la physique solide.
Associations
:
Membre de l'Académie Internationale des Sciences Moléculaires
Quantiques.
Publications
:
Auteur de 300 articles dans des revues internationales spécialisées,
Jean-Paul Malrieu est co-éditeur d'un livre sur la Localisation
et la Délocalisation dans les molécules et les solides
en 1973 ; il a écrit de nombreux chapitres dans des ouvrages
collectifs ; il est l'auteur d'un essai non scientifique,
en 2 volumes, critique des différentes variantes de l'Economisme
dans les théories sociales, paru en Italie sous le titre
de " In None de la Necessita ", en 1974 ; enfin, de quelques
articles relevant de la critique sociale de la pratique scientifique
dans un livre de Lévy-Leblond, le Magazine Littéraire, la
revue Alliage.
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En
évoquant d'abord les différentes périodes qui ont marqué le
développement de cette discipline théorique, située à la charnière
de la Physique et de la Chimie, on essayera de faire comprendre
quels sont ses objets, et la spécificité de sa pratique.
On montrera comment elle est sollicitée par trois fonctions
assez largement contradictoires,
- la production de concepts et de modèles qualitatifs qui
aident le chimiste à se représenter ce qui gouverne les populations
électroniques, et en ce sens elle se veut comme une anthropologie
ou une sociologie de ces populations,
- la production d'informations quantitatives sur des édifices
moléculaires donnés, à destination de l'expérimentateur qui
les manipule, et elle joue alors le rôle d'une sorte de " spectromètre
théorique ",
- le souci de rigueur, d'être au plus près de la solution
exacte, voire de contribuer aux résolutions les plus habiles
et les plus fondées de problèmes universaux de la théorie
quantique.
De
fait, la Chimie Quantique a fourni à la fois des concepts
cruciaux pour l'intelligibilité de phénomènes à l'échelle
moléculaire, aidant même parfois les chimistes dans leur invention
d'édifices nouveaux, et des outils de prédiction quantitative
fiables des énergies et des structures de ces édifices. On
essayera de montrer les défis qu'elle affronte aujourd'hui
dans sa recherche de puissance (l'efficience simulatrice tuera-t-elle
la théorie ?), sa synergie possible avec la Physique dans
l'étude des matériaux, sa participation au design d'architectures
moléculaires à propriétés électroniques remarquables, le développement
des aspects temporels.
On
ne se privera pas, chemin faisant, de formuler quelques remarques
d'ordres épistémologique, esthétique et sociologique.
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