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Conférencier
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Jean-Claude
Mounolou
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Professeur à l'Université Paris-Sud (Orsay),
Chaire de Biologie générale.
Diplômes
:
Diplôme d'ingénieur agronome, Licencié ès-sciences, Chimie
physiologique, Docteur d'Etat.
Bibliographie
:
Né
le 21 septembre 1940 à Bordeaux..
- 1992-1995,
et 1998 : Directeur du Centre de Génétique Moléculaire du
CNRS à Gif-Sur-Yvette.
- 1989-1991 : Directeur de l'Institut de Génétique et Microbiologie
(URA 1354 au CNRS) à Orsay.
- 1985-1988 : Directeur de l'Unité Associée 86 au CNRS "Génétique
Physiologique à Orsay".
- 1973-1997 : Directeur à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes
(Laboratoire de Génétique Moléculaire). - 1972---: Professeur
titulaire de biologie générale de l'Université de Paris XI
(Paris-Sud, Orsay).
- 1968-1972 : Maître de Conférences de Biologie Cellulaire
à la Faculté des Sciences de Paris, puis à Paris VI (Pierre
et Marie Curie).
- 1966-1968 : Chargé de recherche au CNRS (Génétique Physiologique,
Gif-Sur-Yvette).
- 1962-1966 : Attaché de recherche au CNRS (Génétique Physiologique,
Gif-Sur-Yvette).
- 1961-1962 : Agent contractuel Scientifique de l'INRA, Amélioration
des Plantes.
SPECIALITES
: Génétique moléculaire des relations nucléo-mitochondriales
: génétique mitochondriale, réplication du génome des organites
et expression des fonctions mitochondriales en relation avec
la différenciation cellulaire, évolution du génome en rapport
avec la dynamique des populations et la spéciation.
ASSOCIATIONS
: membre de la Commission de Biologie Cellulaire, du Conseil
de Département des Sciences de la Vie, du Conseil Scientifique
du CNRS, président du Comité Scientifique du Programme National
Dynamique de la Biodiversité au CNRS; membre du Conseil Supérieur
de la recherche et de la technologie, Président de l'Union
Internationale des Sociétés de Biologie (IUBS), et membre
de l'Académie de l'Agriculture de France.
PUBLICATIONS
: Jean-Claude Mounolou publie régulièrement - et en collaboration
avec d'autres chercheurs - des articles dans des revues savantes.
Depuis 1995, ses travaux (17 articles) portent sur la diversité
biologique (biodiversité), le lapin européen, les plantes
transgéniques, et les ressources génétiques, et sont diffusés
dans : Mol. Evol., C.R. Acad. Agric. Fr., Animal Genetics,
Mol. Biol. Evol., La Lettre de la Biosphère MAB France,
etc.
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Pour
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Pour
se nourrir et construire leur société, les hommes exploitent
la diversité biologique. Agriculture, élevage, artisanat et
industries sont des activités qui associent des choix d'objets
vivants et des techniques d'exploitation. Au cours des trois
derniers siècles leur développement s'est appuyé sur l'élaboration
patiente de la science biologique. L'intervention des chercheurs
et la prise en compte des connaissances nouvelles dans le
fonctionnement social se faisait cependant très progressivement.
Réciproquement, la société ne s'imposait guère dans le champ
de la biologie dont l'évolution n'obéissait qu'à une logique
scientifique. En conséquence la définition des droits et le
système juridique qui organisent le rapport entre les hommes
à propos du vivant s'établissaient au fur et à mesure et paraissaient
tenir en équilibre les perceptions culturelles et philosophiques,
les activités économiques et la connaissance de la diversité
biologique.
Depuis
quelque vingt années la cohérence passée a fait place à une
situation de crise juridique et biologique. Plusieurs événements
y concourent. D'un côté la croissance démographique, l'épuisement
envisagé de certaines ressources biologiques et les changements
climatiques menacent la diversité existante. D'un autre côté,
le progrès des connaissances, en particulier génétiques et
écologiques, fait entrevoir des perspectives tout à fait remarquables
de créer des objets vivants nouveaux. Les enjeux économiques
de la biologie, autrefois modestes et lointains, sont devenus
majeurs et immédiats. Ils incitent à des transformations,
des investissements et des productions qui bousculent les
structures et les liens sociaux actuels. Les conflits qui
apparaissent posent en termes nouveaux la question de la relation
entre ressources biologiques et droits.
Le monde
s'accorde à penser que, d'une façon ou d'une autre, l'avenir
des générations futures doit être construit dans une perspective
de développement durable par une relation nouvelle, étroite,
évolutive entre la société et la science. Le concept et le
vocable de biodiversité, apparus dans les années 80, identifient
ce champ de réflexion et d'action. Qu'on la précipite, qu'on
la freine ou qu'on l'accompagne, une évolution se fait. Elle
impose au citoyen d'intégrer, dans ses réflexions et ses choix,
des concepts, des connaissances et des démarches de sciences
biologique, économique, juridique, médicale et sociale. L'Université
remplira sa mission si elle prépare cette synthèse en apportant
plus d'informations par sa recherche et des formations adaptées
pour les jeunes.
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