24 juillet : La météorologie
     
 

Conférencier :
Olivier Talagrand


Directeur de recherches au CNRS, Maître de conférences à l'Ecole Polytechnique, Président du comité scientifique consultatif du CEPMMT.

Diplômes :
Ancien élève de l'Ecole Polytechnique, Doctorat d'Etat ès-sciences.

Biographie :
Né le 8 mars 1946 au Mans.
- 1992 : Président du comité scientifique consultatif du CEPMMT.
- 1985 : Directeur de recherches au CNRS, Maître de conférences à l'Ecole Polytechnique.
- 1979-1980 : Détaché au Centre Européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) à Reading (Grande-Bretagne).
- 1977 - 1986 : Chargé de recherches au CNRS.
- 1970 - 1977 : Attaché de recherches au CNRS.
- 1967 - 1970 : Chercheur (boursier) au Centre National d'Etudes Spatiales (CNES).

Spécialités :
Spécialiste de la dynamique des atmosphères terrestre et planétaire, et de la modélisation numérique des écoulements atmosphériques.

Associations :
Président du comité scientifique consultatif du CEPMMT, membre de la Société Française de Physique, de la Société de Mathématiques appliquées et industrielles, de la Société Météorologique de France et de la Société Européenne de Géophysique.

Prix :
- 1996 : Prix Antoine d'Abbadie, de l'Académie des Sciences (en partage avec P. Courtier).

Publications :
Olivier Talagrand est l'auteur de nombreuses publications scientifiques ; on peut aussi mentionner les deux articles de vulgarisation suivants :
O. Talagrand, F. Forget et F. Hourdin, 1999, " La circulation des atmosphères ", Pour la Science, Dossier "Les Terres Céllestes", 34-39. - O. Talagrand, 1995, " La prévision en météorologie ", Pour la Science, Dossier sur "Le Chaos", 93.

 
 
 

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La météorologie étudie les fluctuations à court terme de l'état de l'atmosphère. Elle se distingue en cela de la climatologie, qui étudie les propriétés moyennes de l'atmosphère sur de longues périodes de temps.

L'atmosphère est régie par des lois physiques parfaitement connues. Mais elle constitue l'exemple type d'un système " chaotique ", pour lequel une petite incertitude sur son état présent résulte rapidement en une grande incertitude sur son état futur. C'est la que réside fondamentalement la difficulté de la prévision météorologique.

La prévision météorologique dépend maintenant entièrement de " modèles numériques ", qui calculent de proche en proche l'évolution future de l'état de l'atmosphère. L'augmentation des moyens de calcul va de pair avec une amélioration constante des modèles numériques, qui prennent en compte des processus de plus en plus varies. L'amélioration des systèmes d'observation, et des méthodes d' " assimilation " des données, contribue aussi au progrès lent et régulier de la qualité des prévisions météorologiques.

Les tempêtes qui ont frappe la France a la fin de 1999 constituent une excellente illustration des forces et des faiblesses actuelles de la prévision météorologique.